|
Description d'une deuxième espèce d'Acanthoscurria
|
|
Acanthoscurria simoensi
|
(Fabian VOL)
(Cet article a initialement été publié aux Editions Arachnides).
INTRODUCTION :
Au début de l'année 2000 je recevais de la part de Hervé SIMOENS plusieurs matériels en provenance de Guyane Française. Parmi ceux-ci figurait un mâle d'Acanthoscurria aisément identifié par la forme de son apophyse tibiale, la présence d'une scopula sur la face rétrolatérale du fémur IV, la structure de son bulbe et son organe de stridulation. De cette région on ne connaissait jusqu'à présent que l'espèce décrite il y a plus d'un siècle par Anton AUSSERER, Acanthoscurria minor AUSSERER 1871. La description publiée par l'arachnologue autrichien est assez sommaire et ne permet pas de se faire une idée précise sur cette araignée. Quelques années plus tard Eugène SIMON décrivait à son tour un mâle de cette espèce. Les indications données par le français ne permettent pas non plus d'écarter complètement l'idée que l'araignée trouvée par Hervé SIMOENS pouvait appartenir à l'espèce A. minor, ce malgré des dimensions beaucoup plus importantes.
Le très important travail de révision du genre réalisé par SCHIAPELLI & GERSCHMAN (1964) porte essentiellement sur les espèces susceptibles d'être rencontrée en Argentine et ne concerne donc pas directement le bassin des Guyanes. Aussi pour lever l'incertitude il me fallait examiner un exemplaire préservé de cette espèce, exemplaire que je trouvais dans la collection SIMON au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris.
Le genre Acanthoscurria compte 37 espèces : Acanthoscurria acuminata Schmidt & Tesmoingt 2000 [Bolivie et Brésil], A. antillensis Pocock 1903 [Petites Antilles et en particulier Martinique], A. atrox Vellard 1924 [Mato Grosso au Brésil et Bolivie], A. aurita Toledo Pizza 1939 [São Paulo au Brésil], A. brocklehursti Pickard-Cambridge F.O. 1896 [Pará au Brésil], A. chacoana Brèthes 1909 [Tucumán, Chaco en Argentine], A. chiracanthia Mello-Leitão 1923 [São Paulo au Brésil], A. convexa (Koch 1842) [Brésil], A. cordubensis Thorell 1894 [Chaco au Paraguay, Tucumán et Santa Fe, Tucuman et Salta en Argentine], A. cunhae Mello-Leitão 1923 [Minas Geraes au Brésil], A. cursor Chamberlin 1917 [Ceara au Brésil], A. ferina Simon 1892 [Amazonas au Brésil], A. fracta Chamberlin 1917 [Para et Mato Grosso au Brésil], A. geniculata (Koch 1842) [Pará et Amazonas au Brésil], A. gomesiana Mello-Leitão 1923 [São Paulo, Ypiranga au Brésil], A. guaxupe Toledo Piza 1972 [São Paulo au Brésil], A. insubtilis Simon 1892 [Chapare, San-Mateo en Bolivie], A. juruenicola Mello-Leitão 1923 [Mato Grosso au Brésil], A. maga Simon 1892 [Amérique du sud, sans précision], A. melanotheria Mello-Leitão 1923 [Minas Geraes au Brésil], A. minor Ausserer 1871 [Guyane sans précision, l’étiquette du spécimen de la collection Simon indique « Guyana »], A. musculosa Simon 1892 [San-Mateo en Bolivie, Mato Grosso au Brésil et sans doute Paraguay], A. natalensis Chamberlin 1917 [Rio Grande do Norte, Natal au Brésil], A. parahybana Mello-Leitão 1926 [Parahyba do Norte au Brésil], A. paulensis Mello-Leitão 1923 [São Paulo au Brésil], A. pugnax Vellard 1924 [Minas Geraes et Bahia au Brésil], A. rhodothele Mello-Leitão 1923 [Mato Grosso au Brésil], A. rondoniae Mello-Leitão 1923 [Mato Grosso au Brésil], A. simoensi sp. n. [Guyane Française], A. sternalis Pocock 1903 [Tucumán, Jujuy, Salta, Santa Fe, La Rioja en Argentine, Tatarenda en Bolivie et Alto Paraguay], A. suina Pocock 1903 [Santa Fe, Misiones, Chaco, Entre Ríos en Argentine, Rio Grande do Sul au Brésil et Dpto Maldonado en Uruguay], A. tarda Pocock 1903 [Amazonas au Brésil], A. theraphosoides (Doleschall in Ausserer 1871) [Maranhão au Brésil], A. transamazonica Toledo Piza 1972 [Brésil], A. urens Vellard 1924 [Maranhão au Brésil], A. violacea Mello-Leitão 1923 [São Paulo au Brésil], A. xinguensis Timotheo da Costa 1960 [Alto Xingu au Brésil].
Ces espèces forment un groupe homogène. Elles se caractérisent chez le mâle et la femelle par :
-
Un organe de stridulation présent sur la face rétrolatérale du trochanter du palpe et la face prolatérale du trochanter de la 1ère paire de pattes. Sur le trochanter du palpe l’organe se présente toujours sous la forme de soies plumeuses, sur le trochanter de la 1ère paire de pattes cet organe est constitué soit de soies plumeuses, soit d’épines soit d’une combinaison des deux.
-
Une scopula sur la face rétrolatérale du fémur de la 4ème paire de pattes.
-
Une apophyse ou excroissance plus ou moins développée suivant les espèces sur la face rétrolatérale du tibia du pédipalpe.
-
Une apophyse unique sur la face rétrolatérale à l’apex du tibia de la 1ère paire de pattes.
-
Un fémur III un peu plus épais que le IV.
-
Un bulbe et un embolus caractéristiques (voir planches Schiapelli & Gerschman 1964). Le bulbe est ovale, court, sub-globuleux, plus ou moins saillant et même anguleux à son extrémité, par en dessous, où il présente parfois de petites épines ; il se prolonge par une pointe courte et épaisse, pourvue d’une carène en spirale, parfois très développée (Schiapelli & Gerschman 1964).
-
La forme sub-sphérique des réceptacles de la spermathèque (Pérez-Miles et al. 1996) largement illustrés par Schiapelli & Gerschman 1964.
Chez le mâle :
Chez la femelle :
MOTS CLES :
Guyane Française, Guyanes, Theraphosidae, Theraphosinae, Acanthoscurria, simoensi, Acanthoscurria minor, Acanthoscurria geniculata, Acanthoscurria brocklehursti, Acanthoscurria urens, Acanthoscurria fracta, Acanthoscurria theraphosoides, A. xinguensis, nouveau taxon.
MATERIEL EXAMINE :
Exemplaire mâle de Acanthoscurria minor de la collection Simon [réf. Muséum national d’Histoire naturelle de Paris AR 4785, n°7204].
DERIVATIO NOMINIS :
Cette espèce est dédiée à mon ami Hervé SIMOENS qui a rapporté le matériel qui fait l’objet de cette description.
MATERIEL ET METHODES :
Un mâle adulte (holotype) collecté en Guyane Française RN 2 (PK 15 Piste de Belizon) et rapporté par Hervé SIMOENS. Le matériel est déposé dans la collection du laboratoire de zoologie des Arthropodes du Muséum National d’Histoire Naturelle.
Les photographies de Acanthoscurria minor sont prises avec une loupe binoculaire LEICA MZ 125 surmontée d’un boîtier LEICA MPS 30. Les prises de vue de Acanthoscurria simoensi sp. n. ont été effectuées au moyen d’une loupe binoculaire NOVEX AP - 5 et d’un boîtier réflex 24 x 36 classique sur pellicule 400 ASA fujichrome.
Les segments de pattes et pédipalpes sont mesurés dorsalement à la pointe sèche, ce qui permet entre autres de s’affranchir de la courbure des segments. Les mesures sont exprimées en millimètres avec une précision de ±0.25 mm. Les dimensions inférieures à 5 mm et en particulier celles des différents yeux sont mesurées au micromètre oculaire, la précision est alors de ±0.02 mm. J’utilise les abréviations suivantes : AME : œil médian antérieur ; PME : œil médian postérieur ; ALE : œil latéral antérieur ; PLE : œil latéral postérieur.
| Comparatif groupes oculaires |
![]() |
| Acanthoscurria simoensi, sp. n., mâle, groupe oculaire |
| Comparatif groupes oculaires |
![]() |
| Acanthoscurria minor, mâle, groupe oculaire (Matériel MNHN) |
La position des épines des pattes et pédipalpes est repérée suivant la convention adoptée par Prentice (1992). Les abréviations sont comme suit : a = apical, b = basal, d = dorsal, e = préapical, L = gauche, m = médial, p = direction prolatérale, r = direction rétrolatérale, R = droit, usu. = usuellement, v = ventral, 0.33, 0.50, etc = la fraction approximative de la longueur totale du segment à laquelle se situe une épine par rapport à l’extrémité proximale.
DIAGNOSE :
Espèce guyanaise typique du genre Acanthoscurria. Elle se différencie aisément de Acanthoscurria minor, seule espèce du genre connue du bassin des Guyanes, par sa taille plus grande, son sternum plan (alors qu’il est bombé chez A. minor), sa disposition oculaire différente, le nombre plus important d’épine du rastellum (9 à 10 contre 5 à 6 pour A. minor) à l’apex de l’apophyse tibiale, la forme du bulbe, l’absence de scopula sur le métatarse IV (présence d’une scopula apicale chez A. minor) etc…
Les espèces les plus proches géographiquement sont outre A. minor : A. ferina Simon 1892, A. brocklehursti Pickard-Cambridge F.O. 1896, A. geniculata (Koch 1842), A. fracta Chamberlin 1917, A. theraphosoides (Doleschall in Ausserer 1871), A. urens Vellard 1924 et A. xinguensis Timotheo da Costa 1960. Je vais donc m’attacher ci-après à montrer les différences avec ces espèces.
A. simoensi sp. n. diffère de A. ferina Simon 1892 par entre autres la forme de l’apophyse du tibia du palpe qui est, chez cette dernière espèce très développée en forme de doigt (voir clé de Schiapelli & Gerschman 1964 en annexe B), par la taille du céphalothorax inférieure à 15 mm chez A. ferina (voir clé de Mello-Leitão en annexe A), par la patella + tibia I égale à la longueur du céphalothorax chez ferina (très supérieure chez simoensi), par la patella + tibia IV inférieure à la longueur du céphalothorax (très supérieure chez simoensi), par la longueur du céphalothorax supérieure à celle du métatarse IV (inférieure chez simoensi).
A. simoensi sp. n. se distingue facilement de A. geniculata (Koch 1842) et A. brocklehursti Pickard-Cambridge F.O. 1896 (deux espèces se ressemblant par ailleurs beaucoup) par les dessins bien marqués sur les pattes chez ces deux espèces.
A. fracta Chamberlin 1917 se caractérise par sa forme du bulbe différente de celle de A. simoensi sp. n. (fig. 15 & 16 p400 de Schiapelli & Gerschman 1964), sa disposition oculaire avec des AME & des PME quasiment égaux (Chamberlin 1917 et Schiapelli & Gerschman 1964) alors que chez A. simoensi les AME sont beaucoup plus grands que les PME, son apophyse tibiale terminée par un peigne de 4 épines contre 8 à 9 épines pour A. simoensi sp. n.
Acanthoscurria theraphosoides (Doleschall in Ausserer 1871) se distingue de A. simoensi sp. n. par une taille inférieure (longueur du céphalothorax inférieure à 15 mm (voir clé par Mello-Leitão en annexe A)), par une longueur de céphalothorax égale à la longueur de l’ensemble patella + tibia I alors qu’elle est nettement inférieure chez A. simoensi, par une longueur de céphalothorax supérieure à l’ensemble patella + tibia IV alors qu’elle est au contraire inférieure chez A. simoensi, par une longueur de céphalothorax supérieure à celle du métatarse IV (inférieure chez A. simoensi), etc….
Acanthoscurria urens Vellard 1924 diffère spécifiquement de A. simoensi par un peigne à l’apex de l’apophyse tibiale de la patte I comportant un nombre plus réduit d’épines (6 contre 8 à 9 pour A. simoensi), par la disposition oculaire différente (AME séparés entre eux par une fois et un quart leur diamètre chez A. urens, séparés par nettement moins d’un diamètre chez A. simoensi, PLE séparés des ALE par environ leur diamètre chez A. urens et beaucoup moins chez A. simoensi), par une scopula apicale bien développée sur le métatarse IV chez A. urens, inexistante chez A. simoensi, par une coloration différente (céphalothorax « rouge, recouvert de poils courts brun-foncé, bordé ant. d’une frange rouge-orangé… ») etc…
Acanthoscurria xinguensis diffère de A. simoensi par sa taille beaucoup plus importante (longueur céphalothorax 28 mm), par son métatarse IV scopulé dans son quart apical, par la longueur de l’ensemble patella + tibia IV inférieure à celle du céphalothorax, par son apophyse tibiale armée de petites épines jumelées 2 à 2, par son labium dépourvu de cuspules etc…
DESCRIPTION DU MALE :
Coloration : le céphalothorax est, après séjour en alcool, marron noir avec une bordure de couleur plus claire. L’abdomen est marron foncé et porte de longs poils roux. La scopula des lames maxillaires et des chélicères est marron rouge. La face ventrale, à l’exception des maxillae et du labium, est presque noire. Ces derniers sont marron rouge.
Céphalothorax 19.75 mm de long par 18 mm de large (largeur maximale au niveau des coxae II). Au niveau du bandeau cette largeur n’est que de 8.25 mm. La dépression thoracique est située à 13.25 mm de la bordure du clypeus. Elle est profonde et légèrement procurvée. La partie céphalique est bombée, clairement séparée de la partie thoracique par des stries. La partie céphalique est fortement rétrécie au niveau du bandeau.
Le tumulus oculaire (voir illustrations planche I) relativement rond, est large de 2.6 mm pour 2.4 mm de long. Le clypeus est très étroit et de l’ordre de 0.15 mm. Dimensions oculaire : AME : longueur 0.7 mm, largeur 0.55 mm. ALE : longueur 0.65, largeur 0.35. PME : longueur 0.46, largeur 0.26. PLE : longueur 0.40, largeur 0.25. Espacement inter oculaire : AME-AME : 0.35 mm. AME-ALE : 0.25. PME-PME : 1.30. PME-PLE : 0.1. AME-PME : 0.12. PLE-ALE : 0.30. Rangée oculaire antérieure faiblement procurvée, une droite tangente au bord antérieur des médians coupe les latéraux dans leur 1/3 antérieur. AME arrondis, ALE elliptiques allongés. Rangée oculaire postérieure récurvée. PME allongés, acuminés sur l’arrière, PLE en losange avec angles arrondis.
Le labium mesure 2.5 mm de long, 1.75 mm de large à l’apex et 3 mm de large à la base. Il porte 57 cuspules dans le ¼ apical.
Les lames maxillaires portent environ 120 cuspules comprises dans un rectangle représentant environ les 4/10ème de la longueur de l’article et les 2/3 de sa largeur à partir de l’arête antérieure. La densité des cuspules est maximale dans la bande basale (1/6ème de la largeur de l’article).
Le sternum est plan, contrairement à A. minor. Sa longueur est de 9 mm ; sa largeur maximale, 8 mm, se situe entre les coxae I & II et entre les coxae II & III. Les sigilla postérieurs sont allongés, très inclinés vers l’arrière et mesurent 1 mm de long, ils sont espacés du bord du sternum de 0.8 mm. Les sigilla médians sont longs de 0.7 mm et séparés du bord de 0.5 mm.
Les chélicères mesurent 6.5 mm de long.
L’abdomen mesure 16 mm de long, ses dimensions sont éminemment variables.
Les pattes sont de la même couleur que le céphalothorax avec deux lignes plus claires sur les patellae et les tibias. Ces lignes sont beaucoup plus distinctes sur les patellae.
Les dimensions des différents articles sont indiquées dans le tableau ci-dessous :
|
fémur |
patella |
tibia |
métatarse |
tarse |
total |
|
|
Palpe |
11.25 |
6.25 |
9.50 |
- |
4.50 |
31.50 |
|
Patte I |
18.75 |
9.50 |
16.00 |
15.50 |
9.50 |
69.25 |
|
Patte II |
17.00 |
8.50 |
13.75 |
15.00 |
9.50 |
63.75 |
|
Patte III |
17.75 |
7.75 |
13.00 |
16.25 |
8.50 |
63.25 |
|
Patte IV |
17.75 |
8.25 |
15.50 |
21.75 |
8.75 |
72.00 |
Soit une formule de pattes classique : IV, I, II, III.
Le fémur III est comme chez les autres espèces du genre clairement épaissi.
Le fémur IV porte sur sa face rétrolatérale la scopula de poils plumeux caractéristique du genre.
Chétotaxie :
Les épines sont très nombreuses et dans l’ensemble assez irrégulièrement disposées. Les différences entre les segments correspondants des pattes droite et gauche peuvent aussi s’expliquer par l’arrachement d’épines sur l’un ou l’autre de ces segments. Palpe : fémur R 1d(1ep) ; patella 0 ; tibia 2 à 3v (L 1p0.6, 1r0.6, R 1ep, 1p0.6, 1r0.1) 5 à 6d (2ar, 1er, 1p0.3, 1p0.7 L 1p0.8). Patte I : fémur 0 ; tibia 1 à 4d (L 1p0.1, R 2r0.8, 1r0.5, 1br) ; patella 2v(1am, 1ar) ; métatarse 3v (1am, 1ar, 1ap), 1d (1p0.3). Patte II : fémur 0 à 2d (R 1p0.8, 1p0.7) ; patella 0 ; tibia 11 à 17v (L 3am, 3ar, 1p0.7, 1r0.6, 1r0.3, 2r0.15 R 3ap, 2ar, 1m0.8, 1p0.8, 2r0.8, 1p0.7, 1r0.6, 2m0.5, 2r0.3, 2m0.1), 2d (1p0.3, 1p0.6) ; métatarse 7 à 10v (1ap, 1ar, 1p0.4, 2r0.25, 1r0.1, R 1ar, 1am, 1r0.6, 1r0.4, L 1bp), 2d (1p0.4, L 1r0.2, R 1p0.4). Patte III : fémur 0 à 1d (L 1r0.7) ; patella 1 à 2d (1p0.7, L 1r0.4) ; tibia 15 à 16v (1am, 1ar, 2ap, 1ep, 1p0.7, 1r0.1, R 1ar, 1ap, 1r0.7, 1m0.7, 1p0.2, 1m0.2, 1p0.1, 2m0.1, L 1em, 1r0.1, 1r0.6, 1r0.5, 1m0.5, 1p0.5, 2p0.2), 3 à 5d (1ar, 1p0.25, R 1ar, 1r0.7, 1r0.25, L 1p0.7) ; métatarse 10 à 11v (1am, 2ar, 1ap, 1p0.8, 1r0.7, 1r0.4, 1r0.1, 1p0.1, R 1ap, L 1p0.25, 1p0.5), 4 à 7 d (L 1er, 1r0.8, 1r0.45, 1p0.45, R 1ap, 1ar, 1am, 2r0.7, 1r0.4, 1p0.2). Patte IV : fémur 0 ; patella 1d (1r0.4) ; tibia 13 à 15v (3ar, 2ap, 1r0.8, 1p0.8, 1r0.7, 1r0.5, 1p0.5, L 1ep, 1m0.8, 1p0.7,1p0.5, 1r0.1, R 1er, 1p0.3, 1r0.2), 4 à 5d (2ar, 1r0.7, 1r0.3, L 1r0.8) ; métatarse 21 à 24v (3ar, 3am, 2er, 1r0.7, 1r0.5, 1p0.5, 1r0.4, 1r0.2, 1p0.2, 1p0.1, 1r0.1, L 2p0.8, 1r0.7, 1p0.4, 1p0.1, R 1r0.8, 1m0.8, 1p0.7, 1p0.6, 1r0.6, 1r0.5, 1r0.3, 1m0.3), 8 à 9 d (1am, 1ar, 1ap, 1r0.8, 1p0.8, 1r0.5, 1p0.5, 1p0.2, R 1m0.5).
Scopulas :
Tous les tarses sont entièrement scopulés et la scopula est toujours indivise. Le métatarse I est recouvert de scopula sur les 4/5èmes de la longueur de l’article, le II sur un petit peu moins des 4/5èmes, le III est scopulé sur la moitié de l’article dans sa partie médiane. Le métatarse IV est dépourvu de scopula (chez A. minor cette scopula est apicale).
Filières :
Le segment apical mesure 4 mm, l’intermédiaire 2.1 mm et le basal 2.6 mm.
Organe de stridulation :
Le trochanter du palpe porte 18 soies plumeuses sur sa face rétrolatérale. La face correspondante du trochanter de la 1ère paire de pattes ne comporte pas de soies plumeuses mais seulement des épines.
Caractères sexuels :
(Voir illustrations planches II et III respectivement des apophyses et des bulbes pour les espèces A. minor et A. simoensi)
| Comparatif bulbes | |
![]() |
![]() |
| Acanthoscurria simoensi, sp.n, mâle, bulbe, face ventrale | Acanthoscurria simoensi, sp.n., mâle, bulbe, vue rétrolatérale |
![]() |
![]() |
| Acanthoscurria minor, mâle, bulbe, vue ventrale (matériel MNHN) | Acanthoscurria minor, mâle, bulbe, vue ventrale (matériel MNHN) |
L’apophyse sur le tibia du palpe est assez obtuse et en tout cas pas prolongée en forme de doigt comme chez certaines espèces (A. ferina, A. insubtilis…). L’apophyse tibiale simple porte à son apex un peigne comportant 8 à 9 épines. Le bulbe est caractéristique du genre mais différent de celui de A. minor (voir illustrations).
| Comparatif apophyses tibiales | |
![]() |
![]() |
| Acanthoscurria simoensi, sp.n, mâle, apophyse tibiale | Acanthoscurria minor, mâle, apophyse tibiale (Matériel MNHN) |
ABSTRACT :
A new species of the genus Acanthoscurria, Acanthoscurria simoensi sp. n. is described above. The name comes from Hervé SIMOENS who brought it back from French Guyana. A. simoensi sp. n. is along with A. minor Ausserer 1871 the second species of the Guyana basin. A comparison with a specimen of A. minor from the Simon collection in the Natural History Museum in Paris clearly shows that the two species are specifically distinct. The main differences are for A. simoensi a much bigger size (length of cephalothorax 19.75 mm, 13 mm with the type specimen of A. minor and 15.5 mm with the specimen of the simon collection), a different ocular arrangement, a flat sternum (convex in the case of A. minor), a higher number a spines on the comb at the apex of the tibial apophysis, a different palpal organ etc… A comparison with the nearest species A. ferina Simon 1892, A. brocklehursti Pickard-Cambridge F.O. 1896, A. geniculata (Koch 1842), A. fracta Chamberlin 1917, A. theraphosoides (Doleschall in Ausserer 1871), A. xinguensis Timotheo da Costa 1960 and A. urens Vellard 1924 clearly shows that A. simoensi sp. n. is specifically different.
REMERCIEMENTS :
Je tiens à remercier tout particulièrement Mme Christine ROLLARD pour son accueil chaleureux au laboratoire de zoologie, la mise à disposition du matériel et son aide pour la mise en œuvre du matériel de prise de vue. Je souhaite également remercier Hervé SIMOENS pour l’envoi de matériel guyanais.








