Bonnetina cyaneifemur

Description d'un nouveau genre et d'une nouvelle espèce
(Araneae, Theraphosidae, Theraphosinae)

Bonnetina cyaneifemur
gen. n. & sp. n. du MEXIQUE

(Fabian VOL)

(Cet article a initialement été publié aux Editions Arachnides).

INTRODUCTION :

    Au mois d’août de cette année André Leetz me faisait parvenir un mâle mâture ainsi que quelques mues d’un Theraphosidae remarquable par ses fémurs de couleur bleu foncé et ses soies sur l’abdomen, d’un roux profond. Il s’agissait de déterminer une araignée qui circulait déjà depuis quelques années parmi les collectionneurs sous le nom de « Schizopelma sp ». Fort heureusement, parmi les quelques exuvies qui accompagnaient le mâle il y en avait deux de femelle.

    L’examen des caractères sexuels primaires et secondaires du mâle eut tôt fait de révéler que cette mygale appartenait à un genre nouveau. La forme de la spermathèque le confirmait rapidement.

    Je ne disposais d’aucune donnée sur la provenance de cette araignée en dehors du fait qu’elle provenait du Mexique. Or, il se trouve que par une coïncidence heureuse, cet été j’ai collecté quelques Theraphosidae dans l’état de Colima sur la côte Pacifique du Mexique. Parmi ceux-ci figurait un mâle subadulte présentant les mêmes caractéristiques que celui que m’avait fait parvenir André Leetz et en particulier cette teinte bleu foncé remarquable sur les fémurs.

    Fort de ces informations je pouvais donc entamer la description qui suit.

METHODES :

    Les exuvies et le mâle en alcool ont été étudiés à la loupe binoculaire NOVEX AP-5. Les photos ont été prises avec un boîtier réflex sur pellicule 400 ASA fujichrome. Les dessins ont été exécutés à l’encre d’après photo.

    Les mesures sont exprimées en millimètres avec une précision de ± 0.25 mm. Les segments de pattes sont mesurés dorsalement.

    La position des épines des pattes et pédipalpes est repérée suivant la convention adoptée par Prentice 1992. Les abréviations sont comme suit : a = apical, b = basal, d = dorsal, e = préapical, L = gauche, m = médial, p = direction prolatérale, r = direction rétrolatérale, R = droit, usu. = usuellement, v = ventral, 0.33, 0.50, etc = la fraction approximative de la longueur totale du segment à laquelle se situe une épine par rapport à l’extrémité proximale.

MOTS CLES :

    Theraphosidae, Theraphosinae, Bonnetina, Bonnetina cyaneifemur, Mexique, Colima, Manzanillo, nouveau taxon.

MATERIEL :

    1 mâle (holotype) déposé au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris. Plusieurs exuvies ont servi à l’examen de la femelle, et en particulier des genitalia. La lame sur laquelle se trouvent celles-ci est jointe à l’holotype.

PROVENANCE :

    Cette mygale est originaire du Mexique. L’exemplaire que j’ai collecté provient de la Sierra de los Toros à 8 km au nord de Manzanillo, Colima. Ce mâle non mature se trouvait entre « écaille » et tronc à la base d’une « palmera real », variété de cocotier dont les fruits donnent un alcool. Il était drapé d’une fine toile. Manzanillo est situé sur la frange littorale au pied de la Sierra Madre Occidentale. Ce mâle est devenu mature en octobre. Manzanillo bénéficie d’un climat sans excès, les hivers sont doux et les températures, de ce côté de la Sierra Madre descendent rarement en dessous de 20°C. Les températures en été ne sont pas excessives et dépassent assez rarement 35°C.

Bonnetina cyaneifemur, gen. n. sp. n., femelle adulte

POSITION SYSTEMATIQUE :

Un Theraphosidae :

    Il s’agit d’une araignée orthognathe présentant deux paires de stigmates pulmonaires, deux paires de filières composées de segments digitiformes. L’angle basal interne des maxillae et le labium sont garnis de nombreuses cuspules. La coxa du palpe porte le lobe maxillaire caractéristique. Les huit yeux, sur deux rangées sont portés par un mamelon. Les scopulae sont bien fournies sur les tarses et les métatarses et l’extrémité des tarses porte des fascicules unguéaux bien fournis. Il s’agit d’un Theraphosidae.

Un Theraphosinae :

    Ce Theraphosidae présente un miroir de poils urticants sur la partie postérieure de l’abdomen. Le bulbe palpal présente un subtegulum grand et l’extrémité apicale de l’embolus porte une carène. Les tarses sont moins larges que les métatarses. Ces caractéristiques attestent de l’appartenance de cette espèce à la sous-famille des Theraphosinae (Raven 1985).

DIAGNOSE DU GENRE :

    Ce genre se distingue facilement de tous les autres genres de Theraphosinae, par la combinaison des caractères suivants :

-

Trois apophyses apicales sur le tibia I chez le mâle, celle située rétrolatéralement est très caractéristique avec ses trois dents triangulaires plantées sur un petit mamelon,

-

Un embolus fin brusquement courbé à sa moitié,

-

Une spermathèque avec un receptaculum unique en doigt de gant chez la femelle,

-

Fémur patte III du mâle légèrement enflé,

-

Patte IV beaucoup plus longue que la patte I,

-

Scopulas tarsales indivises chez les adultes, divisées par des soies sur la patte IV chez les spécimens immatures.

ETHYMOLOGIE :

    Le nom de genre est donné en l’honneur de Pierre Bonnet, arachnologiste français. Son travail bibliographique colossal a trouvé son aboutissement dans Bibliographia Araneorum, un instrument de recherche inestimable. Il est également l’auteur du chant des arachnologistes.

    Le nom d’espèce fait référence à la couleur bleu foncé des fémurs (cyaneus, a, um = bleu foncé en latin).

DESCRIPTION DU MALE :

Dimensions et description de l’holotype : carapace 17.5 mm de long x 16 mm de large (largeur maximale entre les patte II et III) , 6.5 mm au niveau du bandeau ; la fovéa est située à 10.5 mm de la bordure antérieure ; tumulus oculaire 2 mm de large x 1.75 mm de long, il est presque circulaire. Le clypeus vaut à peu près la valeur du diamètre des yeux antérieurs médians. La carapace est peu bombée, le point le plus élevé du tumulus oculaire est au même niveau que le point le plus élevé du céphalothorax. Le tégument est noirâtre, un peu violacé. Les stries radiales qui partent de la fovéa sont garnies de poils bronze. Cette dernière est profonde et dissimulée par des poils laineux bronze. Le bord postérieur de la fovéa est procurvé, le bord antérieur est droit ; l’impression visuelle générale est que la fovéa est droite, un soupçon procurvée. Elle est plus large que le tumulus oculaire.

Chélicères 4.5 mm de long ; les chélicères gauche et droit portent 8 dents, dont la plus grosse est la pénultième vers la base. On trouve une dizaine de granules vers l’extérieur dans la gouttière au niveau des trois dents proximales. Les poils constituant la scopula sont orangés dans leur moitié basale, rouge vin dans leur moitié apicale.

Le mamelon oculaire est bombé. Il porte huit yeux sur deux rangées. En vue de dessus les yeux médians antérieurs (AME) sont ronds, les yeux latéraux antérieurs (ALE) sont ovales allongés suivant un axe à 10 heures et demi. Les yeux latéraux postérieurs (PLE) sont ovales allongés suivant un axe à 1h30, c’est à dire symétriques par rapport à l’axe des ALE. Les yeux médians postérieurs (PME) ont une forme de goutte avec la pointe dirigée vers l’arrière. L’axe longitudinal des ALE est très légèrement supérieur au diamètre des AME et égal à celui des PLE. La longueur des PME représente 82% du diamètre des AME. L’écartement entre les PME représente un peu moins de deux fois le diamètre des AME. L’écartement entre les AME représente environ les deux tiers du diamètre de ces derniers. L’espacement entre les AME et les ALE représente un peu moins de la moitié du diamètre des AME et est à peu près égal à l’espacement entre les ALE et PLE. La distance AME-PME est à peu près égale à celle des PME-PLE et vaut 1/6ème de l’axe longitudinal des ALE.

Bonnetina cyaneifemur, n. gen. n. sp., groupe oculaire

Sternum : 8 mm de long (suivant son axe longitudinal) x 6.5 mm de large (largeur maximale au niveau des coxae de la deuxième paire de pattes). Trois paires de sigilla sternaux. Les sigilla postérieurs, les plus grands sont font face à la coxa III et sont allongés en forme de boutonnière et distant de la bordure du sternum d’environ la valeur de leur axe longitudinal. Les sigilla médians sont situés à la hauteur de l’arête postérieure de la coxa II, ils sont plus petits, environ la moitié des postérieurs et sont distants d’un peu plus de la valeur de leur diamètre longitudinale de la bordure du sternum, tout en étant plus proche de celle-ci que les sigilla postérieurs. Les sigilla antérieurs sont plutôt ronds et font face à la coxa I, ils sont distants de la bordure du sternum d’un peu plus de la valeur de leur diamètre.

Labium : 2.25 mm de long x 1.75 de large à l’apex et 2.75 à la base, garni d’environ 70 cuspules dans le tiers apical sur une profondeur de 6-7 rangées. La lame maxillaire quant à elle compte une centaine de cuspules dont la densité augmente lorsqu’on se rapproche de l’angle basal interne.

Bonnetina cyaneifemur, gen. n. sp. n., labium

Abdomen : 16 mm de long ; filières 7 mm de long, le segment apical est le plus long, suivi du segment basal. Il est marron foncé et couvert de très nombreux poils roux-bronze.

Pattes et pédipalpes :

 

fémur

patella

tibia

métatarse

tarse

total

Palpe

11.25

6.00

8.25

-

3.00

28.50

Patte I

14.50

8.50

9.75

8.25

6.25

47.25

Patte II

13.75

7.75

9.25

9.25

6.50

46.50

Patte III

12.00

6.50

8.25

10.50

6.25

43.50

Patte IV

14.75

7.50

11.25

14.75

8.50

56.75

    Soit une formule classique de pattes : IV, I, II et III.

Le fémur III est légèrement enflé. Il mesure 4.5 mm de large pour 3.75 mm pour les pattes I, II et IV.

Le fémur de la patte IV ne porte pas la scopula rétrolatérale caractéristique de certains Theraphosinae.

La face prolatérale de la coxa des deux premières paires de pattes I et II porte en dessous de la suture quelques poils épineux à base élargis.

Les patellae de l’ensemble des pattes portent deux rayures longitudinales plus claires, ces rayures existent mais sont moins nettes sur les tibias. L’extrémité apicale des fémurs, les patellae et surtout les tibias et les métatarses des quatre paires de pattes portent de très longues soies roux clair.

Scopulae tarsales et métatarsales :

Patte I : la scopula tarsale couvre la totalité du segment et n’est pas divisée ; la scopula métatarsale couvre 80% de l’article et n’est pas divisée.

Patte II : la scopula tarsale couvre la totalité de l’article et n’est pas divisée ; sur le métatarse la scopula n’est pas divisée, elle couvre les 6 dixièmes de la longueur.

Patte III : la scopula tarsale couvre la totalité de l’article, elle n’est pas divisée ; le métatarse est scopulé sur le 1/3 du segment, on trouve quelques longues soies dans la scopula.

Patte IV : la scopula tarsale est non divisée, elle couvre la totalité de la longueur du segment ; le métatarse quant à lui est couvert de scopula entre le 1/3 et le ¼ de la longueur ; quelques longues soies au milieu. A noter que chez les spécimens non matures la scopula tarsale de la patte IV et parfois patte III est divisée par une rangée large de 2-3 soies.

Chétotaxie :

Palpe : fémur 1v(pa) ; patella 0 ; tibia R 1v(p0.50).

Patte I : fémur 0 ; patella 0 ; tibia 6v(2m0.60, 4m0.15) ; métatarse L 1v(am). Présence d’un nodule à la base côté rétrolatéral.

Patte II : fémur 0 ; patella 0 ; tibia 9v(2m0.15, 4am, 1p0.33, 1p0.66, 1m0.5) ; métatarse L 6v(2br, 1p0.15, 2m0.2, 1ar) R 6v(1br, 1am, 1p0.15, 2m0.2, 1p0.50).

Patte III : fémur 0 ; patella 0 ; tibia 8v(1m0.6, 1m0.15, 1r0.15, 1ep, 1p0.5, 3am), 4d(1ep, 1p0.75, 1r0.15, 1r0.6).

Patte IV : fémur 0 ; patella 0 ; tibias et métatarses armés de très nombreuses épines ventrales et dorsales.

Bulbe et embolus : en position de repos l’embolus est dirigé à 90° vers l’extérieur par rapport à l’axe longitudinal du tibia. Sa pointe est dirigée vers le haut et vers l’arrière. Présence d’une carène double jusqu’à la pointe dans la partie perpendiculaire à l’axe de l’araignée.

Bulbe, vue prolatérale

Bonnetina cyaneifemur gen. & sp. n.

Bulbe, vue rétrolatérale

Apophyses tibiales : l’extrémité apicale des tibias de la première paire de pattes porte chez le mâle trois apophyses. Celle qui est au milieu des deux autres est la plus longue, en vue rétrolatérale elle se présente sous la forme d’un cône aigu, assez long. Une vue ventrale ou prolatérale montrent que cette apophyse est en fait courbe. Elle est couronnée par une partie dénudée, en forme de dôme allongé. L’apophyse rétrolatérale se présente sous la forme d’un petit mamelon couronnée de trois épines triangulaires. La hauteur de ce mamelon représente environ le quart de l’apophyse médiale. L’apophyse prolatérale a la forme d’un petit cône, il est pourvu sur sa face rétroventrale d’une forte épine apprimée.

Apophyses tibiales du mâle
vue rétrolatérale

Apophyses tibiales du mâle
vue prolatérale

A PROPOS DE LA FEMELLE :

    Les exuvies dont je dispose sont, si l’on s’en réfère à la taille du mâle des exuvies de spécimens non complètement matures. Toutefois la spermathèque est bien formée et fournit des indications très intéressantes sur le genre.

    La femelle présente une coloration en tout point semblable à celle du mâle. La seule différence importante que j’ai pu noter concerne les proportions du sternum qui est un rien plus large que long chez le spécimen femelle subadulte. En outre le fémur III ne paraît pas enflé. Cette situation, fémur III enflé chez le mâle et non enflé chez la femelle se rencontre chez d’autres Theraphosidae comme par exemple Apachepelma paloma (Prentice 1992).

    La femelle sera décrite formellement lorsque j’aurais à ma disposition un spécimen en alcool.

    La forme de la spermathèque est illustrée par la photo jointe.

Bonnetina cyaneifemur, gen. n. sp. n., spermathèque

DISCUSSION :

    Le Mexique abrite un genre appartenant à la sous-famille des Spelopelminae : Spelopelma Gertsch, 1982 et 9 genres appartenant à la sous-famille des Theraphosinae : Aphonopelma Pocock, 1901, Brachypelma Simon, 1892, Brachypelmides Schmidt & Krause, 1994, Citharacanthus Pocock, 1901, Cyclosternum Ausserer, 1871 (C. macropus voir Pérez-Miles et al. 1996), Cyrtopholis Simon, 1892, Metriopelma Becker, 1878 (Metriopelma breyeri Becker, 1878), Pseudoschizopelma* Smith, 1994, Schizopelma F.O.P.–Cambridge, 1897 (Schizopelma bicarinatum F.O.P.-Cambridge, 1897).

    De ces neuf genres seules les femelles de Brachypelma, Pseudoschizopelma et Schizopelma ont une spermathèque composée d’un seul receptacula seminis. On ne connaît pas la femelle de Cyclosternum macropus mais celle de l’espèce type C. schmardae présente une spermathèque avec deux receptacula seminis distincts. On ne connaît pas davantage celle de Metriopelma breyeri, toutefois il ne peut y avoir de confusion avec ce genre qui est l’un des rares chez lequel le mâle ne porte pas d’apophyses tibiales.

    La forme du bulbe chez Schizopelma bicarinatum est fondamentalement très différente de celle de Bonnetina n. gen., comme son nom d’espèce le suggère elle porte une deuxième carène très saillante.

Enfin, si les spermathèques de Brachypelma et Pseudoschizopelma ne possèdent qu’un seul réceptacle séminal, leur forme est très éloignée de celle de Bonnetina. En outre les apophyses tibiales de ces genres sont bipartites et non tripartites comme dans le cas présent.

    C’est des caractères de Schizopelma que la femelle de B. cyaneifemur se rapproche le plus, chez le mâle le bulbe s’apparente toutefois davantage par sa forme à celui des Aphonopelmae, deux genres que l’on rencontre sur le versant ouest de la Sierra Madre Occidentale. Peut-être s’agit-il d’une forme intermédiaire ayant développé par ailleurs un caractère sexuel secondaire atypique, à savoir trois apophyses à l’apex du tibia de la patte I chez le mâle. Cette idée est renforcée par le fait que Bonnetina présente à la fois des caractères qui lui auraient valu de figurer chez les Ischnocolinae du nouveau monde (chétotaxie très développée) et chez les Grammostolinae (scopulae développées et non divisées).

* L’espèce type de Pseudoschizopelma, P. macropus a été placée dans le genre Cyclosternum par Pérez-Miles et al. 1996 d’après la forme des organes génitaux. Le statut de P. pentaloris est donc incertain.

RESUME :

    Il est décrit ici un nouveau genre et une nouvelle espèce de Theraphosinae mexicain provenant de l’état de Colima. Ce genre se distingue facilement des autres genres de la région et plus généralement des autres genres de Theraphosinae par la concomitance des caractères suivants : bulbe avec embolus fin et pointu pourvu d’une carène double à son extrémité, tibia pourvu de trois apophyses chez le mâle, l’apophyse rétrolatérale est très caractéristique car elle est couronnée de trois dents triangulaires ; d’une spermathèque avec un receptacula seminis simple très profond, en forme de doigt de gant ; par un fémur III très légèrement enflé chez le mâle ; une patte IV beaucoup plus longue que la patte I et par des scopulae tarsales indivises chez l’adulte. Ce nouveau genre est monotypique pour l’heure, il abrite B. cyaneifemur une espèce d’assez grande taille très caractéristique par la couleur de ses fémurs, d’un beau bleu foncé, légèrement violacé, ses longs poils roux en particulier sur les tibias et métatarses.

REMERCIEMENTS :

Je tiens à remercier tout particulièrement André LEETZ pour m’avoir fait parvenir le matériel en question.

BIBLIOGRAPHIE :

- Comstock J.H. 1910 : The Palpi of Male Spiders. Annals of the Entomological Society of America, 3 : 161-185.
- Huber S., Samm R., Schmidt G. 1996 : Theraphosidae der Welt. Sonderausgabe. Arachnologische Magazin November 1996 : 62 pp.
- Perez-Miles F., Lucas S.M., da Silva P.I. Jr & Bertani R. 1996 : Systematic Revision and Cladistic Analysis of Theraphosinae (Araneae : Theraphosidae). Mygalomorph, 1 (3) Publication de l’American Tarantula Society : 33-68.
- Pickard-Cambridge F.O. 1897, Arachnida. Araneida in Godman F.D. et Salvin O., Biologia Centrali-Americana, Zool. London, vol. 2 : 1-42.
- Prentice T.R. 1992 : A new species of North American Tarantula Aphonopelma paloma (Araneae, Mygalomorphae, Theraphosidae). Journal of Arachnology, 20 (3) : 189-199.
- Raven R. 1985, The spider infraorder Mygalomorphae (Araneae) : Cladistics and systematics. Bulletin of the American Museum of Natural History, New York, volume 182 (1) : 1-180.
- Schmidt G. 1997 : Bestimmungsschlüssel für die Gattungen der Unterfamilie Theraphosinae (Araneae : Theraphosinae). 3. Sonderausgabe des Arachnologischen Magazins : 1-28.
- Simon E. 1892 : Histoire Naturelle des Araignées. Tome 1, fascicule 1. Paris, 1892 : 1- 256.
- Simon E. 1903 : Histoire Naturelle des Araignées. Tome 2, fascicule 4. Paris, 1903 : 669-1080.
- Smith A.M. 1995, Tarantulas of the U.S.A. and Mexico. Fitzgerald Publishing London : 196pp.


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