Bonnetina rudloffi

Description d'une deuxième espèce de Bonnetina VOL, 2000
du Mexique, et comparaison avec Bonnetina cyaneifemur
(Araneae, Theraphosidae, Theraphosinae)

Bonnetina rudloffi
sp. n. du MEXIQUE

(Fabian VOL)

(Cet article a initialement été publié aux Editions Arachnides).

INTRODUCTION :

    Jan-Peter Rudloff que j'ai rencontré à l'occasion de la bourse de Stuttgart me donnait plusieurs Theraphosidae préservés en alcool qu'il attribuait à juste titre au genre Bonnetina que je venais de décrire. Ces matériels avaient été collectés au Mexique par M. H.U. REICHSTEINER à Arteaga dans l'état de Michoacan.

MATERIEL EXAMINE :

    "Cyclosternum" obscurum, SIMON 1891 (holotype femelle). Bonnetina cyaneifemur, VOL 2000 (holotype mâle). Plusieurs spécimens mâles et femelles du génotype de Cyclosternum : Cyclosternum schmardae, AUSSERER 1871 (spermathèque fig. 9, bulbe fig. 10) de la collection du Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN). Spécimens mâle et femelle du génotype de Hapalopus : Hapalopus formosus, AUSSERER 1875 (bulbe fig. 12) de la collection du MNHN. L'holotype de Davus pentaloris, (SIMON 1888) ainsi que plusieurs spécimens de ma collection attribués au genre Davus et originaires de l'état de Veracruz.

METHODES :

    Le mâle en alcool a été étudié à la loupe binoculaire NOVEX AP-5. Les photos ont été prises avec un boîtier réflex sur pellicule 400 ASA Fujichrome.

    Les mesures de plus de 5 mm sont prises à la pointe sèche. Elles sont exprimées en millimètres avec une précision de ±0.25 mm. Les mesures requérant une précision supérieure, comme celles des différents yeux ont été prises au micromètre oculaire. Les segments de pattes ont été mesurés dorsalement sur le côté droit de l'animal.

    La position des épines des pattes et pédipalpes est repérée suivant la convention adoptée par Prentice 1992. Les abréviations sont comme suit : a = apical, b = basal, d = dorsal, e = préapical, L = gauche, m = médial, p = direction prolatérale, r = direction rétrolatérale, R = droit, usu. = usuellement, v = ventral, 0.33, 0.50, etc = la fraction approximative de la longueur totale du segment à laquelle se situe une épine par rapport à l'extrémité proximale. AME : œil médian antérieur ; PME : œil médian postérieur ; ALE : œil latéral postérieur ; PLE : œil latéral postérieur.

MOTS CLES :

    Theraphosidae, Theraphosinae, Bonnetina, Bonnetina rudloffi, Bonnetina cyaneifemur, Mexique, Michoacan, nouveau taxon.

MATERIEL :

    1 mâle (holotype) déposé au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

PROVENANCE :

    Cette mygale a été collectée au Mexique à Arteaga, dans l'état de Michoacan (RUDLOFF, comm. pers.). La localité type comme celle du génotype sont situées sur les contreforts occidentaux de la Sierra Madre del Sur.

POSITION SYSTEMATIQUE :

    Ce Theraphosidae possède tous les attributs classiques des Theraphosinae. La structure de ses trois apophyses, la forme de son bulbe palpal correspondent à ceux du genre Bonnetina VOL, 2000. L'apophyse rétrolatérale est constituée d'un mamelon peu élevé portant à son sommet quatre épines, l'apophyse médiane a une forme de cône très allongé, semblable à celle de l'espèce B. cyaneifemur. L'apophyse prolatérale quant à elle, a une forme conique moitié moins haute et sa base est plus large. Elle porte une épine apprimée sur son bord interne. Le bulbe palpal possède une structure analogue à celle de B. cyaneifemur, avec un embolus cassé à sa moitié. Sa forme générale rappelle vaguement celle d'un bec de flamant.

ETHYMOLOGIE :

    Le nom d'espèce est donné en l'honneur de Jan-Peter RUDLOFF qui m'a donné le matériel objet de cette description et à qui on doit un important travail de révision sur les genres Holothele, Citharacanthus et bientôt Davus, Cyrtopholis et Phormictopus. Outre ce travail de qualité il est également l'auteur de plusieurs descriptions d'espèces de Cyrtopholis cubaines.

DIAGNOSE :

    Le mâle de B. rudloffi sp. n. possède toutes les caractéristiques du genre Bonnetina, VOL 2000. Toutefois, à la différence de B. cyaneifemur la scopula tarsale de la patte IV est distinctement divisée chez B. rudloffi. L'apophyse rétrolatérale porte quatre épines, contre trois pour B. cyaneifemur et seules deux d'entre elles sont courtes et en forme de triangle, les deux autres sont de grande taille. Le métatarse porte à la base sur sa face rétrolatérale un nodule constitué de très nombreux granules noirs agglutinés. Ce nodule rappelle dans une certaine mesure celui que l'on rencontre chez Hapalopus aldanus, WEST 2000. Dans ce dernier cas toutefois il semble qu'il s'agisse d'épines et non pas de granules. Le fémur III, bien que légèrement enflé chez la nouvelle espèce, l'est beaucoup moins que chez B. cyaneifemur. Les fémurs portent également de très légers reflets bleutés. Ils n'ont toutefois pas la forte coloration bleue qui a valu son nom à l'espèce précédente. L'embolus est plus massif que celui de Bonnetina cyaneifemur. Il porte à l'apex trois carènes distinctes en spirale, celle du milieu porte à l'extrémité apicale, chez B. rudloffi, une fine dentelure. Le groupe oculaire n'a pas la forme quasi circulaire que l'on trouve chez B. cyaneifemur. Un prolongement du tumulus s'avance pratiquement jusqu'au bord de la carapace chez B. rudloffi. La disposition oculaire est en outre différente entre les deux espèces.

DESCRIPTION DU MALE :

Coloration : le céphalothorax est recouvert d'une pubescence cuivrée, un peu rosée. Les poils de la périphérie, de la même couleur, sont beaucoup plus longs. L'abdomen est brun très foncé avec de longues soies rousses. Les pattes et pédipalpes sont marron foncé, les fémurs légèrement plus foncés présentent de légers reflets bleus mais moins prononcés que chez Bonnetina cyaneifemur. Les patellae et tibias présentent deux bandes glabres plus claires sur la face supérieure. La face ventrale est uniformément marron foncé à l'exception des stigmates pulmonaires, plus clairs et des lames maxillaires qui sont marron rouge. Les scopulas des chélicères et des maxillae sont orangées. Les filières supérieures portent une rayure longitudinale plus claire sur la face ventrale.

Céphalothorax 13.25 mm de long pour 11.5 mm de large, la largeur est maximale au niveau des coxae II. Le céphalothorax est fortement rétréci sur l'avant et sa largeur au niveau du bandeau est beaucoup plus faible, elle n'excède guère la largeur des deux chélicères, à savoir 5 mm. La dépression thoracique est profonde et droite, elle est située à 8.5 mm du bord antérieur de la carapace, soit environ aux 2/3 vers l'arrière. La partie céphalique est très modérément bombée, elle est séparée de la partie thoracique par des stries peu marquées. Cette dernière, est quant elle, assez plate. Les chélicères mesurent environ 5 mm de long.

Le tumulus oculaire (fig. 1), très bombé mesure 1.55 mm de large pour 1.05 mm de long. Il s'avance pratiquement jusqu'au bord de la carapace (clypeus très étroit) et porte une touffe de poils sur l'avant de la rangée oculaire antérieure. La rangée oculaire antérieure est très légèrement procurvée, presque droite par le bord antérieur. La rangée postérieure quant à elle est nettement récurvée. Les AME sont plutôt ronds, longueur 0.30 mm pour 0.25 mm de large. Les ALE sont obliques allongés, longueur 0.32 mm pour 0.08 mm de large. Les PME sont elliptiques allongés, leur grand axe parallèle à l'axe du corps, longueur 0.30 mm pour 0.18 de large. PLE elliptiques de grand axe sensiblement parallèle à celui des PME, longueur 0.28 mm, largeur 0.13 mm. AME-AME 0.27 ; ALE-AME 0.15 ; PME-PME 0.73 ; ALE-PLE 0.27 ; PME-AME 0.15 ; PME-ALE 0.08.

Fig. 1 : Bonnetina rudloffi, mâle, sp. n., groupe oculaire

Le labium (fig. 2) mesure 2.1 mm de large à la base pour 1.35 mm à l'apex. Sa longueur suivant l'axe longitudinal est de 2.2 mm. Il est échancré sur son arête antérieure. Il porte dans une bonne moitié apicale une soixantaine de cuspules sur 6 à 7 rangées de profondeur.

Les lames maxillaires portent le lobe caractéristique des Theraphosidae. Les cuspules sont inscrites dans un triangle ayant pour angles l'angle basal interne, un point situé sur la base aux ¾ de la longueur et un troisième point de coordonnées la moitié de la base et 40% de la longueur de la lame. La densité des cuspules est maximale le long de l'arête basale.

Fig. 1 : Bonnetina rudloffi, mâle, sp. n., labium

Le sternum présente une longueur de 5.5 mm, sa largeur maximale entre les coxae II et III atteint à cet endroit 4.7 mm. Les sigilla postérieurs sont grands et allongés : 0.75 mm de long pour 0.27 de large ; ils sont quasi marginaux et ne sont espacés de la bordure du sternum que de 0.2 mm. Les autres sigilla ne sont pas visibles, sauf ceux situés à la base du labium. Ces derniers sont de grande taille, longueur 1 mm pour 0.4 mm de large.

L'abdomen mesure 11.5 mm chez l'holotype, soit une longueur totale, y compris les chélicères mais sans les filières, d'environ 30 mm.

Filières : les filières inférieures ne mesurent que 1.35 mm de long. Les filières supérieures sont composées de trois segments de longueurs respectives depuis la base : 2.25 mm, 1.25 mm et 2.25 mm.

 

fémur

patella

tibia

métatarse

tarse

total

Palpe

7.50

4.40

6.00

-

2.60

20.50

Patte I

10.80

6.20

8.10

7.70

6.00

38.80

Patte II

10.30

6.00

7.10

7.50

6.20

37.10

Patte III

9.10

5.20

6.80

8.60

5.8

35.50

Patte IV

11.00

5.80

9.20

12.00

7.50

45.50

    Soit une formule classique de pattes : IV, I, II et III, avec la patte IV beaucoup plus longue que la I.

Le fémur III est très légèrement plus épais que les autres, respectivement 3.5 mm contre 3 mm pour les autres pattes.

Le fémur de la quatrième paire de pattes ne présente pas de scopula de poils plumeux sur sa face rétrolatérale.

Le métatarse I est dans sa partie basale légèrement courbé vers le bas puis il s'infléchit à nouveau vers le haut dans la partie apicale.

Chétotaxie :

Palpe : fémur 0 ; tibia 3v(1p0.5 1r0.5 1ep) ; patella 0.
Patte I : fémur 0 ; patella 0 ; tibia 2v(1p0.4 1p0.8) ; métatarse 1v(1am). Le métatarse est en outre pourvu à la base sur sa face rétrolatérale d'un nodule constitué de nombreuses granulations agglutinées.
Patte II : fémur 0 ; patella 0 ; tibia 9v(2ap 2ar 1am 1p0.4 1r0.4 1p0.2 1r0.2) ; métatarse 6v(1ar 1ap 2am 1p0.30 1r0.15).
Patte III : fémur 0 ; patella 0 ; tibia 1d(1r0.2) 6v(2ap 1ar 1p0.6 1p0.4 1rb) ; métatarse 5d(1m0.85 1m0.35 1pb 1ep 1ap) 8v(2ar 1ap 1p0.15 1r0.15 1p0.35 1r0.35 1p0.6).
Patte IV : fémur 0 ; patella 0 ; tibia 3d(1p0.2 1r0.15 1r0.8) 6v(1m0.5 1ap 1am 1r0.15 1p0.15 1ar) ; métatarse 8d(1p0.15 1p0.4 1p0.6 1p0.85 1r0.2 1r0.4 1r0.6 1r0.85) 10v(1am 1ap 1ar 1p0.8 1p0.6 1r0.6 1p0.4 1r0.4 1p0.2 1r0.2).

Scopula :

Le métatarse IV est couvert de scopula sur le 1/3 de la longueur ; III sur 40% de la longueur ; II sur 70 à 80% ; I sur 100%.
Les scopulas tarsales sont indivises sauf celle de la quatrième paire de pattes qui est distinctement divisée par une bande de soies. On note quelques soies éparses, qui ne créent pas véritablement de division sur les tarses de la patte III.

Caractères sexuels :

L'extrémité du tibia I porte trois apophyses. L'apophyse prolatérale (fig. 4), de forme conique simple porte une grosse épine apprimée sur son bord interne. L'apophyse médiane est un cône très allongé. L'apophyse rétrolatérale (fig. 3) est un mamelon très bas, presque atrophié et en tout cas beaucoup moins prononcé que chez B. cyaneifemur, couronné de quatre épines, deux longues situées à l'arrière de deux épines courtes triangulaires.

Bonnetina rudloffi
Apophyses tibiales du mâle

Bonnetina rudloffi, mâle,
vue rétrolatérale
Bonnetina rudloffi, mâle,
vue prolatérale

Bulbe et embolus :

Le bulbe et l'embolus présentent la même structure que Bonnetina cyaneifemur mais l'embolus est clairement plus épais. En vue rétrolatérale (fig. 6) son contour rappelle la forme d'un bec de flamant. Le bulbe est globuleux et l'embolus porte à son extrémité distale sur la face dorsale (en position de repos) trois carènes distinctes enroulées en spirale. Celle qui est située entre les deux autres porte une dentelure bien visible. Ces deux caractères (embolus plus épais et carène dentelée) distinguent clairement cette espèce de l'espèce type.

Fig. 5 Bonnetina rudloffi sp. n., bulbe, vue prolatérale

Fig. 6 Bonnetina rudloffi sp. n., bulbe, vue rétrolatérale

DISCUSSION :

    Le Mexique compte une des faunes les plus riches en ce qui concerne les Theraphosidae. En effet pas moins de trois sous-familles (voire quatre avec la présence possible de représentants de la sous-famille des Ischnocolinae incertae sedis) sont représentées dans ce pays. La sous-famille des Spelopelminae ne compte que le genre Spelopelma et la totalité de ses représentants ont été décrits de ce pays. Les Aviculariinae sont également présents dans le sud du Mexique avec le genre Psalmopoeus [Première mention pour ce pays et par conséquent pour l'Amérique du nord : j'ai en effet pu collecter un représentant de ce genre dans la vaste forêt de l'état de Campeche]. La sous-famille la plus largement représentée est bien évidemment celles des Theraphosinae. Y sont représentés les genres : Aphonopelma POCOCK 1901, Brachypelma SIMON 1892, Brachypelmides SCHMIDT & KRAUSE 1994 [le dernier article en date publié sur le sujet place Brachypelmides en synonymie de Brachypelma mais je ne partage pas cette opinion en raison de caractères sexuels clairement distincts, en particulier chez la femelle], Citharacanthus POCOCK 1901, Crassicrus REICHLING & WEST 1996 [première mention pour ce pays : j'ai en effet collecté un spécimen de ce genre à Uxmal dans l'état du Yucatan], Cyclosternum AUSSERER 1871*, Cyrtopholis SIMON 1892, Hapalopus AUSSERER 1875 (Hapalopus aldanus WEST 2000), Hemirrhagus SIMON 1903, Metriopelma BECKER 1878, Davus F.O. P-CAMBRIDGE 1892, Schizopelma F.O. P-CAMBRIDGE 1897 et Bonnetina VOL, 2000.

    Le genre Bonnetina présente des poils urticants de type III fortement modifiés rappelant ceux du genre Avicularia (SCHMIDT 2000). On trouve chez les Theraphosinae mexicains des poils urticants de type III chez Schizopelma, Hapalopus et Cyclosternum.

    Le genre Schizopelma, genre manifestement très proche de Bonnetina, est connu par son espèce type Schizopelma bicarinatum F.O. P-CAMBRIDGE, 1897 et par Schizopelma sorkini SMITH 1995.

Fig. 7 : Schizopelma bicaniratum, mâle, bulbe
d'après F.O. Pickard-Cambridge 1897

    PEREZ-MILES et al. (1996) écrivent dans leur diagnose du genre Schizopelma : "Differs from the other Theraphosinae in the palpal bulb morphology, with a bifid apex present and in the presence of a single male tibial apophysis". Or, ni le bulbe de Bonnetina cyaneifemur ni celui de Bonnetina rudloffi ne présentent d'apex bifide. Le mâle des deux espèces de Schizopelma possède une seule et longue apophyse à l'extrémité distale du tibia I (fig. 8) contre trois apophyses chez Bonnetina. Cette apophyse, si l'on ne considère chez Bonnetina que l'apophyse médiane est en outre structurellement différente entre les deux genres car elle se prolonge par une longue épine pointue chez Schizopelma. Ces caractères distinguent clairement Bonnetina de Schizopelma.

Fig. 8 : Schizopelma bicaniratum, mâle, apophyse tibiale
d'après F.O. Pickard-Cambridge 1897

    Le tibia de la première paire de pattes porte chez Cyclosternum deux apophyses distales, la forme du bulbe est structurellement différente de celle de Bonnetina.

    PEREZ-MILES et al. (1996) définissent le genre Hapalopus à partir de la structure du bulbe palpal qui doit être conforme à celle de son espèce type, à savoir Hapalopus formosus AUSSERER 1875 (fig. 12). Or aucune des espèces mexicaines connues ne possède un bulbe et un embolus comparables à ceux de l'espèce colombienne.

* l'espèce Cyclosternum obscurum Simon, 1891 (holotype examiné) n'appartient manifestement pas à ce genre. Sa spermathèque est unipartite (Fig. 11) et ressemble beaucoup à celle de Hapalopus aldanus WEST 2000. SCHIAPELLI et GERSCHMAN qui ont examiné l'holotype de cette espèce l'ont du reste placé dans le genre Hapalopus (étiquette laissée avec l'holotype) !

ABSTRACT :

    A new species of Bonnetina VOL, 2000, B. rudloffi sp. n., is described from the state of Michoacan, Mexico. The species is named in honour of Jan-Peter RUDLOFF in recognition of his work on Cyrtopholis, Holothele and soon on Phormictopus and Davus. Bonnetina rudloffi shares all the relevant taxonomic characteristics of the genus Bonnetina. It is readily distinguished from the type species, B. cyaneifemur, by its thicker embolus, serrated apical embolic keel and presence of a proximal retrolateral cluster of granules on metatarsus I. Bonnetina rudloffi differs further from the type species by its reduced blue femoral colouration, ocular arrangement and divided scopula on metatarsus IV. The retrolateral tibial apophysis on leg I is also smaller than that of B. cyaneifemur, with two long spines set behind two triangular, dentiform spines.

REMERCIEMENTS :

    Je remercie tout particulièrement Jan-Peter RUDLOFF pour m'avoir donné le matériel en question ainsi que plusieurs autres. Mes remerciements vont également à Christine ROLLARD qui m'a permis l'accès aux collections du laboratoire de zoologie du Muséum National d'Histoire Naturelle ainsi qu'à Richard GALLON pour la traduction du résumé en anglais.

BIBLIOGRAPHIE :

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