Haplopelma schmidti

Une nouvelle mygale du Vietnam
(Araneida : Theraphosidae, Ornithoctoninae)

Haplopelma schmidti
sp. n. de TANZANIE

(Volker von WIRTH)

(Publication initiale : Arachn. Anz. n°18, pages 6 - 11).

Traduction de l'allemand : Fabian VOL

INTRODUCTION :

    Une photo de mygale m'a été envoyée en décembre 1990 depuis le Vietnam par l'arachnologue amateur Ivo Skliba, Vamberg, CSFR. L'aire de répartition et la coloration de cette araignée conduisaient à la conclusion qu'il s'agissait probablement d'une nouvelle espèce. Une exuvie très endommagée de cette mygale vietnamienne a été envoyée en même temps à l'arachnologue allemand Dr. Günter Schmidt, Deutsch Evern, par Monsieur Skliba. Après que Monsieur Gunther Schmidt ait examiné les fragments de l'exuvie, il me les a fait parvenir, il soupçonnait qu'il s'agissait probablement d'une nouvelle espèce de mygale de la sous-famille des Ornithoctoninae. A partir de cette exuvie, il n'était cependant pas possible de déterminer exactement à quel genre cette espèce appartenait.
    Le 6 juin 1991 un paquet me parvint de Monsieur Skliba, dans lequel se trouvait une exuvie intacte, ainsi que des femelles adultes vivantes de cette espèce. L'exuvie était la dernière mue de la femelle jointe. Après l'examen de cette deuxième exuvie, j'ai pu déterminer qu'il s'agissait d'un représentant du genre Haplopelma. Il a également été possible de déterminer sans équivoque qu'il s'agissait d'une nouvelle espèce. Par la spermathèque clairement divisée en deux (Fig. 1) et par la carapace plate montante (Fig. 2)il y eut un doute sur l'appartenance possible de cette espèce au genre Ornithoctonus. Par un examen taxonomique en parallèle avec une espèce d'Haplopelma du commerce étiquetée " Schwarze Thailand-Vogelspinne : Haplopelma minax " il a pu être exclu que l'araignée Vietnamienne puisse être une espèce d'Ornithoctonus, puisque les deux espèces de mygales étaient de parentés très proches. 1*)

    Pour la différentiation des genres d'Ornithoctoninae, la clé de détermination suivante est donnée :

Clé des genres:

 

1.

Clypeus plus grand ou juste aussi grand que le quadrangle oculaire médian

  2

-

Clypeus plus petit que le quadrangle oculaire médian

  3

2.

Spermathèque non divisée (groupe - minax) ou au plus à moitié divisée (groupe-schmidti), dépression thoracique petite, plate, usuellement légèrement procurvée, rarement droite

  Haplopelma 2*)

-

Spermathèque presque complètement divisée, reliée seulement à la base, dépression thoracique grande, profonde et droite

  Ornithoctonus

3.

Tibia et métatarse IV fortement épaissi. Patte IV distinctement plus longue que la patte I

  Citharognathus

-

Tibia et métatarse IV non épaissi. Patte IV à peine plus longue ou plus courte que la patte I

  4

4.

Sternum beaucoup plus étroit à l'avant que entre les coxae III

  Phormingochilus

-

Sternum à peine plus étroit à l'avant que entre les coxae III

  5

5.

Palpe du fémur rétrolatéral avec une frange de longs poils

  Lampropelma

-

Palpe du fémur rétrolatéral sans frange de longs poils

  Cyriopagopus

MATERIEL ET METHODE :

    Par l'examen des deux exuvies de même que d'une femelle adulte vivante de la nouvelle mygale du Vietnam à disposition. Une exuvie était fortement endommagée et provenait de toute évidence d'une femelle sub-adulte.
    La spermathèque a été préparée d'après la méthode de Schmidt (1989). Pour l'examen, une loupe binoculaire de la marque Euromex, Arnheim, avec un grossissement de 20 fois a été utilisé. Aucun dispositif pour le dessin n'a été utilisé.
    Je remercie Monsieur le Dr. Schmidt pour les discussions continues que j'ai eu avec lui. Je remercie Monsieur Andrew Smith, Londres, pour le prêt de ses dessins de l'holotype de Ornithoctonus andersoni Pocock 1892. Sans ces dessins, la forme exacte de la spermathèque de Ornithoctonus andersoni, il n'aurait probablement pas été possible de classer l'espèce présente dans le genre Haplopelma. Par ces dessins, il a été possible dans un premier temps de distinguer nettement Haplopelma et Ornithoctonus.

HAPLOPELMA SCHMIDTI sp. n. :

Matériel :

    1 femelle (holotype, don Skliba mai 1990). L'exuvie, d'après laquelle la description a été réalisée a été mise à disposition au Senckenbergmuseum, Francfort sur le Main. A sa mort, la femelle actuellement encore en vie sera également mise à disposition au Senckenbergmuseum.

LIEU DE DECOUVERTE :

    Nord-Vietnam : Tam Dao, 1000 m au dessus du niveau de la mer.

DIAGNOSE :

    Avec Haplopelma robustum Strand 1907, une des plus grosses espèces d'Ornithoctoninae. Se distingue de Haplopelma doriae (Thorell) 1890 entre autres choses par la scopula divisée sur le métatarse IV (Fig. 7), le corps plus long et la patte I à peine plus longue que la IV. Diffère entre autres choses de Haplopelma robustum Strand 1907 par la faible chétotaxie des pattes arrières (Fig. 7 et 8), les couleurs plus vives, le nombre de bâtonnets de stridulation plus faible sur la face rétrolatérale des chélicères et les pattes I à peine plus longues que les IV. Se distingue de Haplopelma salangensis (Strand) 1907, qui est une forme insulaire , par entre autres choses une coloration différente, une plaque céphalique montant plate (Fig. 2) et par la patte I à peine plus longue que la IV. Diffère des espèces Haplopelma minax (Thorell) 1897 et Haplopelma albostriatum (Simon) 1886 par entre autres choses la coloration clairement différente, la frange de poils blancs sur la scopula des chélicères (Fig. 3 et 9), les nombreux bâtonnets de stridulation sur la face rétrolatérale des chélicères et une forme autre de la spermathèque (Fig. 1).

DERIVATIO NOMINIS :

    En l'honneur de l'arachnologue allemand Dr. Günter Schmidt, Deutsch Evern, qui le premier à reconnu qu'il s'agissait d'une nouvelle espèce (in : Skliba, Kovarik 1991).

DESCRIPTION :

    (La description a été réalisée à partir de l'exuvie de la femelle adulte) :
    Longueur du corps : 64 mm, avec les chélicères 76 mm, carapace : 29 x 23.5 mm, abdomen : 35 mm.
    Longueur des articles : I, IV, II, III (longueur en mm)

 

fémur

patella

tibia

métatarse

tarse

total

Palpe

15.2

9.0

10.0

-

10.8

45.0

Patte I

20.0

12.0

16.0

14.5

10.2

72.7

Patte II

18.5

11.3

14.0

13.5

9.3

66.6

Patte III

15.5

9.9

11.2

13.5

9.0

59.1

Patte IV

19.5

11.3

14.1

17.8

9.4

72.1

Chétotaxie :

    Palpe : --, Patte I : --, Patte II : Tibia = v rl a 1, v pl a 1. Métatarse = v m a 1 (dans la scopula). Patte III : Tibia = v rl a 1, v pl a 1. Métatarse = d rl a 1, v rl a 1, v m a 1, v pl a 1 (ces 3 dernières dans la scopula). Patte IV (Fig. 7 et 8) : Tibia = v rl a 1, v pl a 1, métatarse = d rl a 1 (sur l'autre patte : d pl a 1), m pl m 1, v pl a 1, v m a 1, v m a 1, v rl a 1 (ces 3 dernières dans la scopula).

Scopula :

    Tous les tarses complètement scopulés et indivis. Métatarses I et II complètement scopulés et indivis. Métatarse III scopulé jusqu'à la moitié et indivis. Métatarse IV scopulé presque jusqu'à la moitié et divisé par les poils plus longs (Fig. 7).

Relations :

    Carapace à peine plus longue que la pat. + tib. I, plus longue que la pat. + tib. IV, beaucoup plus longue que large, approximativement aussi large que la longueur des mét. + tarse I et II. Patte III pas significativement plus longue que deux fois la longueur de la carapace. Pat. + tib. I plus long que pat. + tib. IV, à peine plus long que le mét. + tarse IV. Mét. + tarse II à peu près aussi long que le mét. + tarse III. Pat. + tib. II aussi long que la pat. + tib. IV. Métatarse II aussi long que le métatarse III.

Clypeus :

    Grand, plus grand que la longueur du quadrangle oculaire médian.

Tumulus oculaire :
    Plus large que long (3.1 x 2.1 mm), rangée oculaire antérieure légèrement procurvée, rangée oculaire postérieure récurvée, rangée oculaire antérieure aussi large que la rangée oculaire postérieure, AME aussi grands que les ALE, ALE environ ¼ plus grands que les PLE, PLE ¼ plus grands que les PME. Ecartement : AME-ALE un peu plus grand que ALE-PLE, AME-AME deux fois plus grand que AME-PME, PLE-PME aussi grand que AME-PME. Tumulus oculaire haut, plaque céphalique pas fortement bombée : une droite tangente au milieu des AME couperait au point le plus élevé de la partie céphalique.

Dépression thoracique :
    Procurvée, largeur : 5.5 mm, longueur : 1.1 mm, plus large que le tumulus oculaire. (Fig. 4)

Chélicères (Fig. 3 et 9) :
    Gouttière des chélicères avec 16 grosses dents. A la base un champ de courtes denticules. Organe de stridulation : avec rétrolatéralement un champ de poils plumeux (Scopula). Sous ce champ se trouvent dans le quart basal 6 bâtonnets de stridulation plumeux, de taille croissante vers le milieu. Par dessus se trouve un petit champ de poils plumeux épais, qu'on peut appeler crins plumeux. Sur la scopula de poils plumeux se trouve une bande de longs poils simples blanchâtres ; ceux situés basalement sont distinctement plus longs que les autres poils blancs. Ces poils blancs semblent particuliers à cette espèce. Il n'ont de toutes façons été mentionnés chez aucune des espèces déjà connues.

Coxa du palpe (Fig. 6) :
    Organe de stridulation prolatéral constitué de 4 rangées irrégulières de puissantes épines de stridulation sous la suture. Au dessus de celle-ci on trouve 2 rangées d'épines de stridulations courtes. Au dessus se trouve un champ de poils plumeux. Les épines de stridulation sous la suture sont à la manière typiquement éparse des Ornithoctoninae et non serrée. Entre les épines de stridulation il y a de longs poils isolés non plumeux.

Labium (Fig. 5) :
   En forme de trapèze. Longueur : 4 mm, largeur (basale) : 5 mm. Tiers apical avec jusqu'à 10 rangées de cuspules pas très denses.

Filières :
   Postérieures 12 mm de long. Aussi longues que la patella I.

Sternum (Fig. 5) :
   Sigilla sternaux postérieurs à hauteur du milieu de la coxa III, à peine espacés plus de la bordure du sternum de la valeur de leur diamètre, ovales arrondis. Ecartement des sigilla sternaux postérieurs à l'endroit le plus étroit : 4.3 mm.

Spermathèque (Fig. 1) :
   Deux lobes non divisés. Une dépression distincte au milieu de la spermathèque. La dépression s'étend vers le bas jusqu'à la moitié de la hauteur de la spermathèque.

Couleur :
   Céphalothorax ventralement : noir, dorsalement : jaune. Carapace bordée d'orange. Pattes ventralement : noir, dorsalement : couleur de fond noire avec des poils beaucoup plus longs jaune-orange, particulièrement distincts sur la face rétrolatérale des pattes. Anneaux des articulations : fém./pat. = distinctement jaune, pat./tib. = non présents, tib./mét. = distinctement jaune, mét./tarse distinctement jaune. Couleur de fond des fémurs de toutes les pattes plus foncée que le reste des articles des pattes. Abdomen ventralement : noir, dorsalement brun clair avec une bande médiane distincte noire, laquelle s'étire depuis la base jusqu'à l'apex. Outre cette bande médiane on trouve dans la moitié basale deux bandes transversales épaisses noires, trois bandes noires plus fines dans la moitié apicale (Fig. 4). Article de base des chélicères : marron foncé.

Caractéristique particulière (Fig. 10 et 11) :
   On trouve sur les fémurs I et II rétrolatéralement une brosse de longs poils denses jaunes qui occupe la totalité de la longueur des fémurs. Sur la face rétrolatérale des tibias II et III on trouve une petite brosse de poils denses et longs couleur jaune.

Comportement :
   On ne dispose d'aucune observation sur le comportement de cette espèce dans son habitat naturel. En terrarium, la femelle contrairement à la plupart des autres espèces de Haplopelma ne creuse pas. Alors que la " Schwarze Thailand-Vogelspinne " et Haplopelma albostriatum (Simon) 1886 creusent toujours un tube profond comme terrier - si on leur donne la possibilité -. L'espèce présente demeure simplement sous un abri d'écorce courbe. Le réservoir est régulièrement renversé devant l'abri de l'araignée. Je considère que cela traduit un besoin d'humidité élevé au sol et dans l'air. Lorsqu'elle est dérangée, elle se met, comme la plupart des mygales asiatiques, en position de défense, levant ainsi ses palpes, ses pattes antérieures et le céphalothorax et par un aller et retour des chélicères et pédipalpes produit un bruit de stridulation distinct. Lorsqu'il commence à faire sombre dans le terrarium en soirée, la femelle déambule et recherche des proies, qui peuvent être constituées de grillons, criquets et jeunes souris.

DISCUSSION :

    L'espèce présente est la première mygale de la famille des Theraphosidae à être décrite du Vietnam. Au début, l'examen de l'espèce présente, avec la forme de la spermathèque (Fig. 1), ne permettait pas de dire s'il s'agissait d'une espèce de Haplopelma ou de Ornithoctonus. Nous avons chez tous les genres des Ornithoctoninae des genres très apparentés. On peut d'ailleurs se demander s'il s'agit toujours de genres " authentiques ". Par exemple, le genre Ornithoctonus paraît être très apparenté avec Haplopelma ou Cyriopagopus. Il existe probablement une lignée phylogénique de Haplopelma entre Ornithoctonus et Cyriopagopus. Chez les deux genres (Haplopelma et Cyriopagopus) on trouve des espèces, qui présentent des caractéristiques de Ornithoctonus. Il en va ainsi chez l'espèce présente, laquelle présente une forme de spermathèque qui se rapproche beaucoup de celle de Ornithoctonus andersoni Pocock, 1892 (voir von Wirth 1991, Fig 3). Puisque la forme de la spermathèque de l'espèce présente n'est cependant pas identique à celle de Ornithoctonus andersoni Pocock 1892 et qu'il n'existe rien d'autre de significativement concordant avec Ornithoctonus andersoni, il est raisonnable, pour cette espèce d'établir à l'intérieur du genre Haplopelma son propre groupe d'espèces. Je distingue ici les espèces avec spermathèque en un seul lobe non divisé, dont font partie les espèces du groupe Haplopelma minax et les espèces avec spermathèque à deux lobes non divisés dont font partie les espèces du groupe Haplopelma schmidti. A ce dernier groupe appartient entre autres l'espèce connue dans le commerce sous le nom de " Schwarze Thailand-Vogelspinne " et toujours non décrite (von Wirth en préparation). Puisque l'espèce présente ne diffère des espèces du groupe-minax que par la forme légèrement modifiée de la spermathèque, il aurait été peu judicieux d'établir un genre entièrement nouveau. Ceci est d'autant plus justifié que même les espèces du groupe-minax ont parfois une légère dépression parfois reconnaissable au milieu de la spermathèque. On différentie aisément cette nouvelle espèce des autres espèces de Haplopelma connues à ce jour grâce aux caractéristiques morphologiques remarquables (faible chétotaxie des pattes (Fig. 7 et 8), poils blancs au dessus de la scopula des chélicères (Fig. 3 et 9), brosses de poils sur les fémurs et tibias des pattes antérieures (Fig. 10 et 11)) de même que par son aire de distribution (la localité la plus proche où on a trouvé des Ornithoctoninae est située à Raetha-Lampun, à 20 km de Chang Rai / Nord de la Thaïlande. A cet endroit on a trouvé deux femelles de Haplopelma minax).
    Le mâle de cette espèce n'est malheureusement - et comme chez beaucoup d'autres Ornithoctoninae - pas connu, si bien qu'on ne peut pas faire de comparaison taxonomique ici.

PLANCHE I : Haplopelma schmidti, sp. n.

Légende :
Fig. 1: Spermathèque.
Fig. 2: Carapace, avec groupe oculaire et dépression thoracique vus de côté.
Fig. 3: Scopulas sur chélicère rétrolatéral, poils blancs (WH) et organe de stridulation (ST).
Fig. 4: Céphalothorax et abdomen, avec motif abdominal, filières, dépression thoracique et clypeus.
Fig. 5: Maxillae, labium et sternum, avec cuspules (DH), suture labio-sternale (LSM) et sigilla sternaux (SG).
Fig. 6: Trochanter et coxa du palpe vus de côté, avec des poils plumeux (FH) et des bâtonnets de stridulation.
Fig. 7: Chétotaxie du tibia et métatarse IV ventral.
Fig. 8: Chétotaxie du tibia et métatarse IV dorsal.
Fig. 9: Soies ("crins") blanches sur le chélicère.
Fig. 10: Fémur de la patte I avec "brosse" de poils (HB) sur la face rétrolatérale.
Fig. 11: Tibia de la patte II avec "brosse" de poils (HB) sur la face rétrolatérale.

RESUME :

    Une nouvelle espèce de mygale du genre Haplopelma originaire du Vietnam est décrite. Elle diffère des autres espèces de Haplopelma dont la forme de spermathèque est déjà connue, par la forme particulière de sa spermathèque (Fig. 1). Pour cette raison, deux groupes d'espèces sont mis en évidence à l'intérieur de ce genre : le " groupe-minax " ( = spermathèque avec un seul lobe non divisé) et le " groupe-schmidti " ( = spermathèque deux lobes non divisés). On distingue également cette espèce des autres espèces d'Haplopelma par la " barbe " de poils blancs au dessus de la scopula des chélicères (Fig. 3 et 9), la brosse de poils sur les fémurs et tibias des pattes antérieures (Fig. 10 et 11), la faible chétotaxie des pattes (Fig. 7 et 8) et sa coloration remarquable.

ABSTRACT :

    A new species within the genus Haplopelma is described. Its special shape of the spermathecae (Fig.1) differs from those Haplopelma species whose spermathecae is known. For that reason the genus Haplopelma is divided into two groups of species: the "minax group" (= spermathecae undivided, with one pouch) and the "schmidti group" (= spermathecae undivided, with two pouches). This new species is also easy to differentiate from the other Haplopelma species by its spread area, its white "beard" above the pad (scopulae) of the chelicerae, its brush of setae on femora and tibia of front legs, only few spines on legs and its striking colouring.

1*) Par l'examen de 10 exuvies de femelles adultes de la dénommée " Schwarzen Thailand-Vogelspinne " j'ai pu déterminer, que la forme de la dépression thoracique de même que la forme de la carapace n'auront dans le futur plus aucune pertinence pour la différentiation des genres Haplopelma et Ornithoctonus, puisque les caractéristiques peuvent varier fortement. La forme de la spermathèque sera alors cruciale (d'après Wirth en préparation).
2*) Les espèces suivantes appartiennent au " groupe minax " (Spermathèque indivise) : Haplopelma minax (Thorell) 1897 et Haplopelma albostriatum (Simon) 1886. Au " groupe schmidti " (Spermathèque au plus divisée sur la moitié) : Haplopelma schmidti sp. n. et la soit-disant " Schwarze Thailand-Vogelspinne ". La forme de la spermathèque de Haplopelma doriae (Thorell) 1890, Haplopelma robustum (Strand) 1907 et Haplopelma salangensis (Strand) 1907 n'est pas encore connue.

BIBLIOGRAPHIE :

- Schmidt G. 1989 : Vogelspinnen 3. Auflage, Blüchel & Philler Verlag, Minden.
- Simon E. 1886 : Act. Soc. Linn. Bord. 40 : 161.
- Skliba I. & Kovarik F. 1991 : akvàrium terràrium 5 : 31-33, fig. 1-4.
- Strand E. 1907 : Jahresh. Ver. Naturk. Württemb. 63 : 67-72.
- Thorell T. 1897 : Ann. Mus. Civ. Genova 28 : 397.
- Thorell T. 1897 : Ann. Mus. Civ. Genova 37 : 182.
- von Wirth V. 1991 : Arachn. Anz. 12 : 5, fig. 1-3.


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